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30/04/2013

Faux airs 11

Pour le faux air d'aujourd'hui, je replongerai dans la discographie d'un des groupes que j'écoute le plus, à savoir The Gathering, avec un titre de 2002, Debris, sorti sur le maxi Black Light District:

Un titre nerveux, basé essentiellement sur une alternance chant / ligne de basse qui fait tout son charme. A la fois basique, puissant, et superbement construit.

Mais quatre ans auparavant, il y a eu ce petit chef-d'oeuvre qu'est A Perfect Day Elise, de P. J. Harvey:

Certes, le son de basse est ici légèrement assourdi, mais il serait toutefois aisé d'interchanger les deux lignes dans les deux morceaux.

27/03/2013

Faux airs 10

Il y deux jours seulement qu'est sorti l'excellent Delta Machine, nouvel album de Depeche Mode. Un album riche et varié dans lequel, mine de rien, il reste possible d'aller à la pêche aux références. Et l'un des plus surprenantes est finalement – du moins à mes oreilles – David Bowie...

Pas n'importe quel Bowie, cela-dit: le Bowie berlinois. Et cela est particulièrement sensible sur la chanson Alone (un vrai petit bijou d'ailleurs). Écoutez bien ses toutes dernières mesures:

Et maintenant plongez-vous aussi dans les dernières mesures de Art Decade, extrait du chef d'oeuvre qu'est Low:

Des sons synthétiques très proches, une harmonie similaire. Un vrai faux air, donc!

12/03/2013

Olivier Deparis - Main mise sur Jakobar

jakobar01.jpgEn ce moment, je lis la thèse de Gaël Hily sur le dieu celtique Lugus, le premier tome de l'intégrale d'Omale par Laurent Genefort, We Modern People, remarquable thèse sur la proto-SF russe d'Anindita Banerjee. Du sérieux, du gros, du très bien certes, mais parfois il faut que mon cerveau se repose. Alors pour ça il y a mes relectures des Le May, le visionnage de Star Trek Voyager, et quelques petits romans plus ou moins récents. Main mise sur Jakobar (Rivière Blanche, 2011) d'Olivier Deparis est de ceux-là.

Le titre annonce clairement la couleur (y compris par son jeu de mot): Main mise sur Jakobar nous promets une forme de western dans l'espace. Tom est un soldat, un pilote plus précisément, chargé d'entrer en contact avec la Main, un groupe de cinq experts qui travaille secrètement pour le gouvernement fédéral. Mais rien ne se passe comme il le faudrait: à peine leur vaisseau a-t-il quitté la station de Tertius que celle-ci est détruite par l'armée, ainsi que le vaisseau qu'ils étaient censés rejoindre. Avec au final des milliers de morts et une accusation de terrorisme portée contre la Main, qui est ainsi obligée de trouver refuge sur Jakobar, un monde jusque-là resté indépendant.

De l'action, de l'action, de l'action. Avec ce court roman, nous sommes servis. Olivier Deparis en perd pas son temps en considérations métaphysiques ni en affinage de psychologie: l'action virevolte, sans la moindre trève, dans un scénario bien huilé et porté par une plume efficace. A ce titre-là, Main mise sur Jakobar n'usurpe pas sa place chez Rivière Blanche: il s'agit bien d'un très honnête FNA à la lecture agréable. L'objectif, détendre, est atteint.

Mais pour un premier roman, il n'est évidemment pas sans défauts. Un tic de langage d'abord: des acronymes systématiquement développés de façon maladroite, par exemple: "FH (la Fédération Humanoïde)", quand il suffit d'écrire une première fois "Fédération Humanoïde", puis d'employer FH par la suite. Ce qui me mène au deuxième défaut: pour une fois, quelques petites pages - pas bien nombreuses mais quand même - de contextualisation auraient été nécessaire. On ne voit jamais les ennemis autrement que comme des points sur l'écran radar, et du coup on ne sait guère qui ils sont.

Ce qui n'empêche pas cela-dit de suivre toutes ces péripéties avec plaisir. Avant de repartir sur du plus lourd.