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26/08/2016

Vente de livres

Je n'aime pas ça. J'ai tendance à être bibliomane, et à accumuler systématiquement des livres, à en remplir tout nouvel espace disponible dans la maison. Mais il arrive un temps où cela n'est plus possible. Plus de place. 

Alors tandis. J'ai procédé à un (tout petit) tri dans ma bibliothèque, pour en extraire ce qui ne me servira définitivement plus, et le mettre en vente.

En voici une première liste – celle-ci sera périodiquement mise à jour. Tous les livres sont à 5€, sauf les plaquettes et tirés à part (2€) et un rare livre en deux tomes (10€). À cela s'ajouteront les frais de port, à calculer au cas par cas.

Faites vos choix et envoyez moi un email (patrice.lajoye[at]gmail.com) si vous êtes intéressés.

Daniel Gricourt et Dominique Hollard, Les Saints jumeaux héritiers des dioscures celtes, 2005 (1ère édition), Bruxelles, SBEC

Bernard Sergent, Lug et Apollon, 1995, Bruxelles, SBEC

Anne Berthelot, Arthur et la Table ronde. La force d’une légende, 1996, Découvertes Gallimard

Jean-Charles Payen (dir.), La Légende arthurienne et la Normandie, 1983, Condé-sur-Noireau, Charles Corlet

Roger Chauviré, L’Épopée irlandaise **. Le Cycle de Finn, 1995, Rennes, Terre de Brume

Seamus Mac Mathuna et Ailbhe O Corrain, Pocket Irish Dictionary, 1997, HarperCollins

Eugène Royer, Fontaines sacrées et saints guérisseurs, 1994, Gisserot

E. Bachellery, L’Oeuvre poétique de Gutun Owain, 2 vol. 1950-1951, Paris, Champion (10€)

Henry Aragon, Le Bilan des fouilles de Ruscino (Castel-Roussillon), 1914, Perpignan

Henry Aragon, Les Vestiges de Ruscino. Les ruines du forum, les bronzes, la statuaire, etc., 1916, Perpignan.

A. Michel et al., Ville d’Angers. Inventaire du musée d’antiquités Saint-Jean et Toussaint, 1884, Angers.

Simone Deyts (dir.), À la Rencontre des dieux gaulois. Un défi à César, 1994, RMN

Robert Tirger, Note sur le dégagement de l’enceinte gallo-romaine du Mans, 1910, Le Mans (2€)

Mathieu Pinette, Autun-Augustodunum, capitale des Eduens. Guide de l’exposition, 1985, Autun (2€)

Émile Espérandieu, L’Amphithéâtre de Nîmes, 1967, Paris, Henri Laurens

Rhodania. Société archéologique du bassin du Rhône, XXXIIe congrès, 1958, Nyons, Montélimar, 1959, Paris, L’information archéologique

Académie de Poitiers, L’Urbanisme antique à Saintes, 1985, La Rochelle (diaporama, 2€)

Alain Provost, Un Bout de chemin vers le passé... Archéologie et grands travaux routiers : deux habitats de l’antiquité tardive et du haut Moyen Âge sur le tracé de la route Rennes-Saint-Malo, 1992, Pacé, CERAPAR (2€)

Isabelle Fauduet, Les Temples de tradition celtique en Gaule romaine, 1993 (1ère édition), Paris, Errance

Cahiers numismatiques, 2007, n°173 (2€)

Lucien Blaise, Histoire de Sainte-Mesme, 1986, Étampes, éditions du Soleil natal

Science et vie, HS n°224, 2003, Enquête. Arts et techniques de la Gaule romaine (2€)

BT n°778, 1974, À la découverte de la moissonneuse des Trévires (2€)

N. Gabillaud, La Station gallo-romaine de la Barbinière, commune de Moulins (Deux-Sèvres), 1913, Cholet (2€, vendu avec Le Balnéaire de la station gallo-romaine de la Barbinière)

Société des sciences historiques et naturelles de Sémur-en-Auxois, n°4, 1971 (Alesia en 1971, 2€)

La Tour de l’Orle-d’Or, 1er trimestre 1973 (Alesia en 1972, 2€)

La Tour de l’Orle-d’Or, 1er trimestre 1974 (Alesia en 1973, 2€)

M. Mangin, Le Travail du fer à Alésia : archéologie et technique, 1978 (2€)

H. Barbe, Jublains (Mayenne). Notes sur ses antiquités, 1865, Le Mans

Guide de la Bretagne mystérieuse, 1976, Paris, Tchou

Pierre-Roland Giot, Jean L’Helgouac’h, Jean-Laurent Monnier, Préhistoire de la Bretagne, 1979, Rennes, Ouest-France

La Translation des reliques de saint Mathieu, 1994, édition des Amis de Saint Mathieu (2€)

Une Navigation légendaire des moines de Saint Mathieu, 1994, édition des Amis de Saint Mathieu (2€)

Jean-Pierre Leguay (dir.), Histoire de Vannes et de sa région, 1988, Toulouse, Privat

Le Passé vu du ciel. Les révélations archéologiques de la sécheresse de 1989 en Haute-Bretagne, 1990, Centre régional d’Archéologie d’Alet (2€)

Vicomte de Romanet, Les Provinces de France, 1913, Paris, Nouvelle Librairie nationale

Madame de Marmier, La Mystique des eaux sacrées dans l’antique Armor, 1947, Paris, Vrin

Britannia Christiana, fasc. 5/1, 1985 (2€)

Britannia Christiana, fasc 5/2, 1985 (2€)

Henri Waquet, Locronan, 1958, Jos Le Doaré (2€)

Bernard de Parades, Huelgoat, forêt légendaire, 1955, Jos Le Doaré (2€)

Madeleine Moreau-Pellen, Pleyben. Son église, son calvaire, 1957, Jos Le Doaré (2€)

V.-H. Debidour, Grands calvaires de Bretagne, 1960, Jos Le Doaré (2€)

Jacques Thomas, Sainte-Anne-la-Palud, 1959, Jos Le Doaré (2€)

Pierre-Roland Giot, Menhirs et dolmens, 1983, Jos Le Doaré (2€)

Patrick Galliou, Le Monde celtique, 1997, Gisserot

Marcel Brasseur, Les Celtes, les saints oubliés, 2000, Rennes, Terre de Brume

Documents d’Archéologie aixoise 4, Du cellier antique aux Aires de Saint Roch. Les fouilles archéologiques du 16 boulevard de la République, 1989, Aix-en-Provence

Europort Vatry (Marne). Les pistes de l’archéologie. Quand la plaine n’était pas déserte..., 2005, Langres, éditions Dominique Guéniot

Dossier Pour la Science, n°61, 2008, Gaulois, qui étais-tu ? (2€)

Raymond Boyer et al., Vie et mort à Marseille à la fin de l’Antiquité, 1987, Marseille

Musée de Marseille, Le Temps des découvertes. Marseille, de Protis à la Reine Jeanne, 1993, Marseille (2€)

Trésors, monnaies et archéologie du Nord de la France, numéro spécial de la Revue du Nord, t. LX, 239, 1978.

Nathalie Merrien, Mystères de Bretagne, 1991, Gisserot

Archéologie médiévale, n°30-31, 2000-2001

Gilles Gauchet, Sites et cultures de l’âge du bronze dans le bassin parisien, 1981, Paris, éditions du CNRS

Sylvie Ferdinand, Au Royaume du dragon rouge. Contes et légendes du Pays de Galles, 2001, Rennes, Terre de Brume

CTHS, 110e congrès national des sociétés savantes, Études languedociennes, 1985, CTHS

Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 1959, 1960.

Ernest du Laurens de la Barre, Fantômes bretons. Légendes et récits, 1993, Spézet, Coop Breizh

Paul Sébillot, Contes de Terre et de Mer, 1998, L’Ancre de Marine

A. Guillevic et P. Le Goff, Grammaire bretonne du dialecte de Vannes, 1942, Vannes, Lafolye.

 

 

MISE À JOUR DU 26 AOÛT

Studia Mythologica Slavica, XIII, 2010

Studia Mythologica Slavica, XV, 2012

André Moret, Le Lyrisme médiéval allemand des origines au XIVe siècle, 1950, Lyon, IAC

André Moret, Anthologie du Minnesang, 1949, Paris, Aubier.

A. de Lauwereyns de Roosendaele, Contes et légendes de Flandre, 1968, Paris, Nathan

Claude Moindrot, L’Aménagement du territoire en Grande-Bretagne, 1967, Caen, Publications de la Faculté des Lettres et Sciences-Humaines de Caen

Johannes von Tepl, Le Laboureur et la mort, 1996, Paris, Van Dieren (2€)

Bulletin de l’association Guillaume Budé, 3, octobre 1987 (2€)

Fernand Mossé, Manuel de l’anglais du Moyen Âge des origines au XIVe siècle, II, Moyen anglais, grammaire et textes, 1959, Paris, Aubier-Montaigne

John Pollock, Bosham ecclesia as shown in the Bayeux Tapestry, 1999, Penny Royal Publications (2€)

Christophe Gallaz, Contes et légendes de Suisse, 1996, Paris, Nathan

L’Histoire n°298, 2005 (2€)

Histoire et images médiévales n°35, 2011 (2€)

Charles Wittmer, La Cathédrale de Strasbourg, sd, Lyon, Lescuyer (2€)

Patricia C. Anderson (dir.), Préhistoire de l’agriculture. Nouvelles approches expérimentales et ethnographiques, 1992, Paris, CNRS éditions

Arthur Cotterell, Mythologie celtique. Les mythes et légendes du monde celtique, 1997, Paris, Celiv

Michel Cotelle, Annales de Normandie, tables bibliographiques 1951-2000, 2006

Eric Eydoux (dir.), Passions boréales. Regards français sur la Norvège, 2000, Caen, Presses universitaires de Caen

Jean-Paul Savignac, Les Gaulois, leurs écrits retrouvés, 1994, Paris, La Différence

Annales de Normandie, 56e année, n°1, 2006

Norois. Revue géographique de l’Ouest et des pays de l’Atlantique Nord, n°174, avril-juin 1997, « Sociétés et religions ».

Albert Dauzat, Jean Dubois et Henri Mittérand, Nouveau dictionnaire étymologique, 1964, Paris, Larousse.

Archéologie médiévale, t. XIII, 1983

Robert Bossuat, Extraits des chansons de geste, 1935, Paris, Larousse (2€)

Robert Bossuat, La Poésie lyrique au Moyen Âge, sd, Paris, Larousse (2€)

A. Mary, Anthologie poétique française. Moyen Âge 1, 1967, Paris, GF (2€)

Moshé Lazar (éd.), Bernard de Ventadour, Chansons d’amour, 1966, Paris, Klincksieck

Jean Audieu (trad.), Huon de Bordeaux, 1964, Paris, De Boccard (2€)

Pierre Bec (éd.), Chants d’amour des femmes-troubadours, 1995, Paris, Stock

Pierre Bec (éd.), Anthologie des troubadours, 1979, Paris, 10/18 (2€)

Jean Maillard (éd.), Anthologie des chants de trouvères, 1967, Paris, Zurfluh

J.-J. Salverda de Grave (éd.), Enéas, 2 vol., 1985, Paris, Champion (5€ les deux)

Grace Frank (éd.), La Passion du Palatinus, 1970, Paris, Champion (2€)

Marie-Geneviève Grossel (éd.), Chansons d’amour du Moyen Âge, 1995, Paris, Le Livre de Poche (1€)

Alain Chartier, Le Quadriloge invectif, 1950, Paris, Champion (2€)

Jacques Briard, Préhistoire de l’Europe, 1997, Gisserot (2€)

Marie Meurdrac, La Chymie charitable et facile, en faveur des dames (1666), 1999, Paris, CNRS éditions

Chris Wickham, Communautés et clientèles en Toscane au XIIe siècle, 2001, Rennes, Association d’Histoire des Sociétés rurales

Renée-Charlotte Tessier, Saint-Savin, Antigny, Jouhet, 1989, Gaud (2€)

Riccardo Francovich et Ghislaine Noyé (dir.), La Storia dell’Alto Medioevo italiano (VI-X secolo) alla luce dell’archeologia, 1994, Firenze, All’Insegna del Giglio

Louis Demaison, La Cathédrale de Reims, sd, Paris, Henri Laurens (1€)

Duc de Dalmatie, Le Plessis-Bourré, sd, Angers, Jannin (2€)

Georges Durand, La Cathédrale d’Amiens, 1950, Amiens (2€)

Jacques Levron, Angers. Château et cathédrale, 1953, Bellegarde (2€)

Maurice Tessier, Guillaume d’Orange, 1964, Paris, Lanore

Histoire et Sociétés rurales n°24, 25, 27, 29, 30, 32, 33, 37, 39, 40

 

 

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12/06/2016

Sarik Andreasyan - Survival Game

85237.jpg J'aime rechercher, dans le domaine de la SF, des petits films. Ceux qui n'ont pas forcément de gros budgets, mais qui compensent par plus de liberté, de créativité. Voici donc un film russe qui porte le titre de Survival Game en français (sic), mais dont le titre original était Mafia. Jeu de survie, de Sarik Andreassian. Oui, j'écris le nom du réalisateur en translittérant à la française, même si sur le DVD il est écrit Andreasyan, à l'anglaise.

Car comme d'ordinaire, c'est traduit de l'anglais. C'est fabuleux. Tous les films russes qui paraissent directement en DVD sont traduits de l'anglais. Cette fois-ci je remercie donc Mediadub International à ce travail de mercenaire, qui consiste à faire ce qui n'est absolument pas admissible: une traduction de traduction. J'ai assez relevé ici que ça n'abouti qu'à des catastrophes, surtout avec des doublages ou des sous-titres, pour lesquels il faut faire dense et donc souvent approximatif. 
Pas de bol, en plus: ce DVD n'a pas de VO. Il m'a donc fallu voir la chose en VF, et donc avec des voix dont on ne peut pas dire qu'elles étaient passionnées. 
Mais passons sur ça, et parlons du film.
La disparition du mot "mafia" du titre est dommageable, car le coeur même du scénario repose justement sur l'adaptation d'un jeu portant ce nom.
Le principe est archi-connu: un jeu, mi-maillon faible, mi-télé réalité, avec chaque jour l'élimination d'un des candidats. Une élimination physique, puisque la défaite se traduit par la mort. Archi-banal me direz-vous, depuis le fameux Battle Royale de Kinji Fukasaku, sans compter les Hunger Games, ou même sans remonter jusqu'au Prix du Danger, d'Yves Boisset (1983).
Survival Game, disais-je, adapte un jeu de société soviétique, Mafia. Les joueurs sont divisés en deux groupes, l'un plus important que l'autre, le groupe minoritaire étant composé de mafieux, qui doivent éliminer à chaque tour un joueur. A charge pour les membres du groupe majoritaire de démasquer les mafieux avant d'avoir été tous éliminer.
Dans le film d'Andreassian, le jeu fait l'objet d'une adaptation télévisuel. Nous sommes à Moscou, en 2072. Les candidats, onze en tout, sont volontaires, sauf deux qui sont des prisonniers, lesquels ne gagneront pas d'argent mais seulement leur liberté. Chacun vient pour une cause qui lui est propre. Une ballerine mutilée par un accident et qui rêve de se payer l'opération qui relancera sa carrière; un milliardaire qui pense jouer là un ultime pied de nez à ses héritiers; un homme, malade incurable, qui veut ainsi offrir à sa famille une sécurité financière, etc.
Tous ont subi des tests avant de participer au jeu, des tests qui ont visé à déterminer quelle est leur plus grande peur. Car quand un candidat est éliminé, il meurt... mais il meurt dans une mise en scène qui joue sur sa peur. Ainsi celui qui a peur de la noyade se retrouve sur une minuscule barque, sur la mer, entouré de requins. 
Les acteurs jouent le jeu mais sans plus. Ils sont honnêtes. La réalisation est intéressante, et on remarquera tout particulièrement les décors, très inspirés d'un HR Giger cyberpunk. Si la fin est un tantinet décevante, Survival Game reste un bon film qui mérite le détour.

14/05/2016

Les années 70 et la musique électronique. Une playlist

Cela fait des années que j'écoute de la musique électronique plus ou moins expérimentale, sans être vraiment intéressé par tout ce qui fait danser. Cela a commencé par la découvert, à 15 ans, du fondamental Rubycon, de Tangerine Dream. Et ça n'a jamais cessé. 

Mais il m'a fallu du temps pour bien saisir que mes préférences allaient systématiquement vers des choses composées essentiellement entre 1971 et 1983, vers des groupes et musiciens qui ont bien souvent été associés à la musique progressive ou au Krautrock, sans pour autant en être nécessairement. Bien sûr, la musique électronique n'est pas née durant ces années. Il y a eu auparavant plein d'expérimentations, notamment en France, de la part de musiciens venus pour l'essentiel de la musique classique ou contemporaine.

Mais à ces expérimentations plutôt froides et cérébrales, de nombreux groupes ou compositeurs vont ajouter quelque chose de fondamental: une âme, ou plutôt des émotions, ce qui n'était pas gagné du tout avec des synthétiseurs qui étaient alors tout sauf maniables. On va donc avoir durant une dizaine d'année une véritable déferlante d'expérimentations, d'improvisations, de créations, qui va marquer durablement la musique contemporaine, qu'elle soit élitiste ou populaires.

Je voudrais avec cette note présenter ces quelques préférences, en insistant particulièrement sur les choses qui maintenant sont méconnues, mais sans négliger les têtes d'affiches. Voici un bref tour du monde par pays.

 

NB: cette note sera régulièrement mise à jour.

 

Allemagne

C'est en Allemagne que se trouve le gros des troupes. À Berlin, principalement. Avec des musiciens qui se sont tous connus, ont régulièrement collaboré, formé des groupes ou bien oeuvré en solo.

J'ai cité Tangerine Dream, commençons donc par eux, avec trois albums indispensables:

Des classiques, évidemment. La suite de Tangerine Dream ne sera hélas qu'une longue dégradation, notamment après le départ de Peter Baumann, qui semble avoir été le principal expérimentateur du groupe à cette époque. C'est sensible lorsqu'on écoute son album solo de 1976:

Mais Edgar Froese, considéré comme le leader du groupe, n'est pas en reste:

Autre pilier du mouvement, Klaus Schulze, qui fut d'ailleurs un temps membre de Tangerine Dream:

Schulze a aussi fait un temps parti d'Ash Ra Tempel, groupe mené par le guitariste Manuel Göttsching:

La discographie réunie de Tangerine Dream, Klaus Schulze et Ash Ra Tempel est déjà en soit colossale. Mais ces musiciens n'ont jamais cessé d'improviser durant toutes les années 1970. Pour Tangerine Dream, cela a donné une série monstrueuse d'enregistrements en concert, des bootlegs élaborés partout dans le monde et dont beaucoup ont été rassemblés dans le formidable volume 1 des Bootleg Box. Schulze et Göttsching, eux, ont publié sur le tard leurs Privates Tapes. Des heures et des heures d'improvisations en studio.

Cette créativité débordante a permis à un producteur d'alors de rassembler divers musiciens, dont là encore Schulze et Göttsching, pour créer un "super-groupe", les Cosmic Jokers, qui ont commis quatre albums bizarres, étonnants, et réellement intéressants:

À côté de cela, il faut compter sur quelques électrons libres d'excellente tenue, à savoir les Galactic Explorers:

et Baumann / Koek:

En Allemagne de l'Est, le compositeur Reinhard Lakomy a produit sur le tard, au début des années 1980, quatre albums de musique électronique, dont les premiers sont vraiment intéressants:

 

URSS

 

Il faut dire que les Pays de l'Est n'ont jamais été à la traîne, pour ce qui concerne la musique électronique. Divers compositeurs contemporains s'y sont frottés, ce qui a donné deux disques autour de l'ANS:

Mais d'une manière générale, ces compositions n'ont pas toujours été enregistrées de façon correcte. Et rarement au moment de leur composition. Les compilations offertes par le label Melodiya sont remarquables, mais chaotiques. Les musiciens (comme finalement les écrivains) soviétiques pouvaient attendre des années avant de voir leur travail gravé sur vinyle. C'est ainsi qu'une bonne partie de l'oeuvre électronique d'Edward Artemyev n'a été révélée que dans les années 1980, alors que leur composition pouvait être bien plus ancienne. C'est le cas par exemple de ce qu'il a produit pour le film Lunnaya Raduga (1984), dont certaines parties remontent à 1972:

Toujours en URSS, il faut compter sur l'Estonien Sven Gründberg:

 

Italie

 

En Italie, je n'ai repéré comme disque valable non influencé par la disco que le mystérieux Elektriktus. Un album unique sous ce nom, dont on ne sait guère qui il cache:

 

Espagne

 

En Espagne, il faut compter sur le groupe Neuronium, emmené par un Belge. Les deux premiers albums sont vraiment très bons, même s'ils ne sont pas foncièrement originaux:

En 1981, le groupe s'est payé le luxe d'aller squatter chez Vangelis pour une séance d'improvisation. Le résultat est remarquable:

Je fais volontairement l'impasse sur Vangelis, d'ailleurs: s'il a beaucoup oeuvré dans le domaine de la musique électronique, son oeuvre s'enrichit aussi par l'usage de nombreux instruments traditionnels. 

 

Angleterre

En Angleterre, si l'on excepte Brian Eno, fasciné par le krautrock au point d'emmener avec lui David Bowie explorer ces terres étranges, il y eut Tim Blake, clavier du groupe Hawkwind, et qui a sortit sous son nom ou sous celui de Crystal Machine, des choses pas mal du tout:

 

Australie

Dans le même genre, il faut compter le groupe australien Cybotron, dont les deux premiers albums studio, inégaux, contiennent cependant nombre de très bons morceaux:

 

France

Finissons par la France. Ici, il s'est trouvé un musicien pour tout écraser, au point de faire oublier les autres: Jean-Michel Jarre. Il est de bon ton aujourd'hui de se moquer de lui. C'est mérité, vu ses oeuvres des dernières années. Mais ses trois premiers vrais albums sont incontestablement des chefs d'oeuvres:

Mais il y en eut bien d'autres, plus ou moins éphémères.

Didier Bocquet a été un temps considéré comme un Schulze français:

Il y a eu aussi Olivier Roy:

Philippe Guerre:

Zanov, et trois albums plutôt intéressants:

Ou le formidable album de Dominique Guiot:

 

Allez, c'est tout. J'en oublie plein. Mais il ne s'agissait là que de montrer mes préférés.

14:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)