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22/09/2018

Anne-Sylvie Salzman - Vivre sauvage dans les villes

Salzmann.jpgPlus ça va, plus je vieillis, plus j'aime la forme courte – que j'ai ceci-dit toujours préférée. Des courts romans, et surtout des nouvelles. Je lis beaucoup le soir, ou dans le train, et la nouvelle est le format idéal pour cela. Je reste aussi un fidèle de la nouvelle fantastique, ancienne comme moderne. Raison de plus pour mettre la main sur ce recueil d'Anne-Sylvie Salzman, Vivre sauvage dans les villes, paru en 2014 au Visage Vert.

Sept nouvelles, toutes très différentes, toutes très semblables. Différentes par les histoires qu'elles racontent, et que je ne m'attarderai pas à résumer. Très semblables par leur ton, leur style, leur beauté.

Ce ne sont pas des histoires gaies, c'est le moins qu'on puisse dire. Elles sont moites, crues, organiques, sang et organes y pulsent, non pas comme dans un texte gore, mais comme on le ressent soit même quand rien ne va, que son ventre se serre au point qu'on a l'impression de s'y retrouver enfermé soi-même, avalé par son propre système digestif. Sept personnages hantent ces textes, sept personnages qui n'ont pas leur place dans notre monde, dans notre petit quotidien gris, et qui cherchent à s'en échapper par l'autodestruction, ou plutôt par l'auto-dissolution.

C'est triste, glaçant même, mais beau. Et hautement recommandable.

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