Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/01/2020

Christian Lehmann – No pasarán, le jeu

Pasaran.jpgÉric, Thierry et Andreas sont en voyage scolaire à Londres. Ayant repéré l'adresse d'un magasin de jeux vidéos, ils faussent compagnie à leur classe et le temps d'une journée, ils cherchent cette terre promise: une boutique qui leur proposerait des jeux qui ne sont pas encore arrivés en France.

Et celle-ci est exceptionnelle: non seulement elle détient des jeux rares, mais en plus ils sont à un prix dérisoire. Cependant, le vieux marchand, lorsqu'il aperçoit sur le blouson d'Andreas un insigne nazi, se trouble, et offre aux trois adolescents un jeu hors normes, L'Expérience ultime.

De fait, ce jeu est anormal: il tient sur une unique disquette mais propose aux joueurs une immersion totale dans des scènes de guerre historiques.

No pasarán, le jeu est un roman pour adolescents de Christian Lehmann, paru en 1996, en plein pendant le premier âge du jeu vidéo moderne, celui qui a vu l'apparition des premiers jeux en 3D, tels que Alone in the Dark et surtout Doom, cité à de nombreuses reprises dans le roman. Et si l'on voit que l'auteur connaît ces jeux, on ne peut qu'être frappé aussi par les descriptions qu'il en donne: du sang partout, des organes explosés, bref, de la violence – gratuite, évidemment. Sans doute n'était-ce pas l'intention première de l'auteur, mais on sent ici comme une dénonciation des jeux vidéos. Or on peut voir à l'aide de propos plus tardif de Christian Lehmann que s'il voulait amener une réflexion sur le jeu vidéo, il ne s'agissait pas pour lui de le dénoncer. On peut donc dire déjà que le roman est bancal. 

Sa dénonciation du fascisme, en revanche, est bien réelle, de même que ses considérations sur la guerre de Bosnie. Mais tout cela est servi par une plume assez plate, mettant en œuvre des personnages auxquels on peine à s'attacher.

Commentaires

Oh le vieux souvenir ! J'avais feuilleté ce livre à la FNAC, à la fin des années 90. Et je me souviens en effet que l'écriture ne m'avait guère attiré... Du coup, j'avais directement lu la fin :P

Écrit par : Anudar | 01/01/2020

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire